HospiMédia - 20 mars 2014

La Clinique Bonneveine est sur la "bonne voie", un an après sa reprise par Docte Gestio

 

20/03/14 - 16h08 - HOSPIMEDIA |

Un an après sa reprise au Grand conseil de la Mutualité par le groupe Docte Gestio, la Clinique Bonneveine à Marseille affiche une augmentation de son activité et un résultat à l’équilibre. L'établissement a procédé à de nombreuses restructurations et a étoffé son offre de soins. Elle doit entériner la vente de ses murs au GCM d'ici octobre prochain.

Un an après sa reprise au Grand conseil de la Mutualité (GCM) par le groupe Docte Gestio, la Clinique Bonneveine à Marseille (Bouches-du-Rhône) affiche une augmentation de l’activité et un résultat à l’équilibre après plusieurs périodes de déficit, ont annoncé le 19 mars les responsables du groupe lors d'une conférence de presse. "Les efforts devront être maintenus et accentués mais nous pouvons retenir qu’un an après la reprise, la clinique est sur la bonne voie", indique à Hospimedia Éric Bismuth, directeur général du pôle de santé de Docte Gestio et président de l'association APATS Marseille. Établissement privé à but non lucratif, la clinique de Bonneveine, ancrée au cœur des 8e et 9e arrondissements, est une structure médico-chirurgicale et SSR dotée d’un laboratoire de biologie médicale, d’un service d’imagerie et d’un centre de consultations pluridisciplinaire. En octobre 2012, le Tribunal de grande instance (TGI) de Marseille avait pris la décision de céder la clinique à Docte Gestio, dans le cadre d’un plan de maintien et de poursuite des activités (lire ci-contre). Elle est désormais régie par APATS Marseille.

De nombreuses restructurations en 2013

"2013 a donc été la première année de la nouvelle Clinique de Bonneveine", rappelle Éric Bismuth, qui souligne que de nombreuses actions de réorganisation et de restructuration ont été menées en quelques mois seulement. "C‘était une année difficile qui a suivi l’année de doute connue par tous les collaborateurs face aux incertitudes sur l'avenir de la clinique, des activités avaient par exemple été déportées sur d'autres établissements. Il a fallu restaurer la confiance avec les praticiens, les acteurs de terrain, l'environnement de la structure", explique-t-il. Et d'égrener les "travaux lourds et fastidieux" engagés depuis la reprise : renégociation de tous les contrats fournisseur, ré-internalisation de la stérilisation et de la cuisine, "contrôle strict" de la masse salariale, réorganisation interne, modernisation de la communication, renforcement des pôles, développement de nouvelles activités, nouveaux accords d'entreprise pour les personnels... Les acteurs proches ont par ailleurs été rencontrés (médecins généralistes, Ehpad...).

Des travaux de modernisation et des investissements pour les équipements ont été engagés pour un montant global de 470 000 euros environ. Un service de médecine notamment a été rénové, modernisé puis a réouvert en 2013. Une rénovation qu'a également connue l'Unité de soins continus (USC), qui doit rouvrir en 2014. Le service de SSR polyvalents a bénéficié d'une nouvelle salle de détente et d'une salle de rééducation fonctionnelle équipée.

Une vingtaine de praticiens recrutés

En matière de Ressources humaines (RH) ont été notamment recrutés une vingtaine de nouveaux praticiens ainsi que des paramédicaux pour accompagner les nouvelles spécialités développées : consultation en pédiatrie, traitement de l’obésité, nutrition, orthophonie, orthoptie... De plus, l'établissement a obtenu l'accréditation de son laboratoire de biologie. Elle a également fait l'acquisition de nouveau matériel : table d’opération et scialytique LED de "dernière génération", nouvel appareil d’exploration urodynamique, nouveau rhino manomètre, appareil ophtalmologique, ustensiles de chirurgie endo-nasale, etc. Elle réalise chaque année 8 000 séjours hospitaliers, 5 000 interventions et 60 000 actes externes (centre de consultations, imagerie médicale, laboratoire) et son personnel est composé de 210 personnes dont 85 praticiens, dont 70 travaillant au centre de consultations. Bonneveine compte à ce jour 80 lits de chirurgie et médecine, dont 4 lits pour l'USC, 10 lits de SSR polyvalents, ainsi qu'en ambulatoire, 5 places de chimiothérapie et 18 en chirurgie.

En 2014, "le dynamisme impulsé va s'accentuer", indique Éric Bismuth, avec en premier lieu la poursuite des efforts de restructuration et de réorganisation. D'autre part, le directeur de la Clinique Bonneveine, Fabrice Julien, souhaite développer des conventions de partenariat avec, notamment, les acteurs locaux et régionaux, dont le GCM. L'établissement compte également poursuivre sa politique de renforcement et développement des activités. La clinique prendra notamment en charge des personnes en situation de handicap, finalisant en 2014 un projet "important", en partie subventionné par l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). À cette fin, des mesures ont été prises : mise en place d’une "organisation adaptée, efficiente" et construite en partenariat avec les différents acteurs du handicap (réseaux, structures médico-sociales, associations...)". Au volet RH a été assurée une formation des personnels, avec analyse de pratiques et diffusion d'un guide de bonnes pratiques. En outre, des chambres ont été aménagées et du matériel spécifique acheté, pour l'accueil et le soin de cette patientèle touchée par un handicap physique ou psychique. Toujours au plan médical, l'établissement poursuit également l'objectif de continuer et développer l'ambulatoire, en chirurgie mais aussi en médecine.

Finaliser la vente avec le GCM

Enfin, la Clinique Bonneveine poursuit à moyen terme plusieurs projets immobiliers, celui d'une extension de la structure ainsi que l'ouverture d'une résidence seniors pour personnes non dépendantes aux normes Ehpad, "que la proximité avec un établissement de santé rassurerait". Priorité cependant en 2014 à la finalisation du rachat des murs et d'une partie du terrain au GCM, pour 7,5 millions d'euros (l'autre partie du terrain ayant été cédée à un promoteur immobilier pour 7 M€...) Aujourd'hui encore locataire des lieux - mais propriétaire du fonds -, Docte Gestio s'est engagé, lors de la reprise à la barre du TGI, à finaliser le rachat avant octobre 2014. "Nous espérons concrétiser la vente avant la fin de l'été", conclut Éric Bismuth.

Caroline Cordier  Ecrire à l'auteur

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